Ses recherches menées à l’Institut Pasteur de Lille en collaboration avec des équipes françaises et étrangères et ses travaux menés au Centre Hospitalier Universitaire de Lille l’ont conduite à faire partie des référents européens dans le domaine des maladies respiratoires. En digne représentante de l’école de pneumologie Lilloise, son expertise, son dynamisme communicatif et sa capacité à fédérer les énergies ont fait d’elle une animatrice essentielle pour les actions menées au sein du Collège des Enseignants de Pneumologie, de la Société de Pneumologie de Langue Française et de la Fondation du souffle. Pour elle qui mettait l’être humain au centre de ses préoccupations, l’engagement citoyen était une évidence, évidence concrétisée avec force et conviction par son engagement aux côtés de Martine Aubry à la mairie de Lille. Isabelle était aussi une femme de culture. La peinture était une de ses passions mais, c’est moins connu, la chanson aussi. Et pas plus tard que le mois dernier, elle racontait avec malice à son ami Georges Moustaki comment elle avait étonné son maître quand, à l’entrée à l’école primaire, elle avait vaillamment chanté une partie du répertoire de Georges. Isabelle n’était pas seulement un grand médecin, une grande universitaire et une artiste et une citoyenne engagée dans la vie de la cité ; c’était aussi une femme de cœur. Face aux douleurs ou aux difficultés de la vie, les notions de solidarité et de fraternité lui étaient essentielles. Isabelle savait partager ces valeurs et les mettre en avant. Ses patients, ses étudiants et ses collègues, ses administrés et enfin ses amis garderont tous en mémoire sa générosité, sa lucidité, sa capacité d’écoute, ses conseils, son humour et sa joie de vivre et enfin, son humilité. Isabelle restera pour chacun un exemple, elle fait partie de ceux qui éclairent la terre pour nous montrer le chemin. C’était une grande dame…
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